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Les prop firms sont-elles une alternative au métier de trader ?

20 novembre 2025 par
Les prop firms sont-elles une alternative au métier de trader ?
Maxence
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Les prop firms sont‑elles une alternative au métier de trader ?

Réponse honnête : oui… si l’on parle de vraies sociétés de trading sur fonds propres et si vous opérez dans un cadre “risk‑first”. Attention toutefois aux modèles “grand public” qui ne reproduisent pas un desk de banque.

EMT – Financial School | Centre d’excellence en finance de marché & trading

Résumé en 30 secondes

  • Deux réalités sous “prop firm” :

    1. Prop institutionnelle (sociétés professionnelles de trading sur capitaux propres) → véritable alternative au sell‑side/buy‑side, exigeante, sélective, orientée P&L net et gouvernance du risque.

    2. Prop “grand public” par challenges/évaluations → accès rapide mais souvent simulation, règles et drawdowns stricts, payouts conditionnels, stabilité et réplicabilité variables.

  • Ce qui doit trancher : votre objectif (carrière vs indépendance), la qualité du capital (réel vs simulé), la gouvernance du risque, la transparence (coûts, slippage, règles), la réplicabilité de votre edge.

  • Position EMT : nous préparons aux deux routes (institutionnelle et prop sérieuse) avec un système Risk‑First, des métriques et des preuves (journal, séries de trades, P&L net).

1) “Prop firm” : de quoi parle‑t‑on exactement ?

A) Prop institutionnelle (la “vraie” prop)

  • Employeur régulé ou structure professionnelle, capital réel, desk et supervision.

  • Modèles : market making, arbitrages, stat‑arb, macro, futures/options

  • Rémunération : fixe parfois modeste + part du P&L net ; fortes exigences de risk‑management (limites, kill‑switch, contrôles).

  • Recrutement : sélectif (tests, cas, entretiens) ; track‑record et/ou compétences techniques évalués.

B) Prop “grand public” (challenges/évaluations en ligne)

  • Accès par tests payants (paliers d’objectifs, daily/max drawdown, restrictions de news/overnight).

  • Exécution souvent en environnement simulé ; rémunération via payout des gains “simulés” selon règles internes ; contrats de service (pas d’emploi).

  • Vitesse d’accès ↑, mais règles changeantes, réplicabilité inégale, risque de contrepartie contractuel (et non financier).

Conclusion : alternative sérieuse ↔ prop institutionnelle. La prop grand public peut être un tremplin d’apprentissage ou de petite monétisation… à condition d’être lucide sur ses limites.

2) Prop vs Banque/Hedge Fund — le tableau clair

DimensionBanque / Hedge fundProp institutionnelleProp “grand public” (challenges)
CapitalDe l’employeur/clientsCapital de la firmeSouvent simulé (contrat de service)
EncadrementÉquipe, risk, complianceDesk, risk, risk‑opsRègles automatisées, support client
Risque persoCarrière, bonus, réputationCarrière, seat fees parfoisFrais d’évaluation, résiliation du contrat
P&L qui compteNet (après coûts)Net (après coûts)“Net” interne (selon règles/plateforme)
FormationProgrammes internesMentorat “sur le desk”Documentation, forums, parfois coaching
StabilitéHaute (grandes maisons)Variable selon firmesTrès variable (règles, viabilité modèle)
Reconnaissance CVForteBonne (selon la maison)Faible (hors cas exceptionnels)

3) Quand la prop est une vraie alternative (et pour qui)

  • Vous visez une carrière d’opérateur de marché sans passer par la banque : la prop institutionnelle est l’option la plus proche du métier en salle (cadre, capital réel, exigences de risque).

  • Vous cherchez à industrialiser un edge déjà prouvé (swing, intraday, stat‑arb) : prop sérieuse = levier de capital + supervision.

  • Vous êtes en transition ou en autonomie : les prop “grand public” peuvent servir de laboratoire pour mesurer votre méthode et discipliner l’exécution… à petite taille et sans illusions.

4) Les critères qui font la différence (due‑diligence)

  1. Nature du capital & exécution

    • Réel vs simulé ; carnet/latence/slippage réplicables sur marché.

  2. Gouvernance du risque

    • Limites claires (daily/max DD), protocole news, circuit‑breaker ; pas d’incitation au sur‑levier.

  3. Transparence des coûts

    • Commissions, data fees, seat fees, taux de financement, glissement.

  4. Contrat & stabilité des règles

    • Conditions de résiliation, changements unilatéraux, clauses opacifiantes.

  5. Payouts

    • Méthode de calcul (net après coûts ?), délais, plafond, fiabilité historique.

  6. Réplicabilité du P&L

    • Vos fills/prix sont‑ils obtenables en réel ? (écart suspect = alerte).

  7. Traçabilité

    • Historique horodaté, track‑record exportable, conformité basique.

5) Les pièges fréquents (et comment les éviter)

  • Objectifs de profit élevés combinés à drawdowns bas → incitation au sur‑risque.

    → Antidote : R = 0,25–1 %/trade, pas de “martingale”, time‑stops.

  • Environnement simulé avec spreads “gentils” → P&L non réplicable.

    → Antidote : comparer vos fills aux marchés réels (futures/CFD/spot) et mesurer le slippage.

  • Règles qui changent (produits interdits, news, week‑end) → instabilité du modèle.

    → Antidote : lire le contrat ; privilégier les cadres stables.

  • Marketing de “payouts record” → échantillon biaisé ; moyenne non représentative.

    → Antidote : raisonner en espérance après coûts et sur séries.

6) L’équation P&L qui doit guider votre choix

Espeˊrance E=p×G−(1−p)×P−couˆts\textbf{Espérance } E = p \times G - (1-p)\times P - \text{coûts}Espeˊrance E=p×G−(1−p)×P−couˆts

  • p = % de gagnants ; G = gain moyen (en R), P1 R avec stops standardisés.

  • Cibles EMT pour un trader sérieux : E ≥ 0,15 R après coûts et coûts/trade ≤ 10–15 % de R.

Que vous soyez en prop ou en banque, seul le P&L net est bancable.

7) Êtes‑vous prop‑ready ? (auto‑diagnostic opérationnel)

  • Système : 1–2 setups testables (breakout de consolidation, pullback MA20/50) avec règles if/then.

  • Risque : R = 0,25–1 %, −3 R/jour, −8 à −10 R/semaine, corrélations plafonnées (≤ 1,5–2 % portefeuille).

  • Coûts : spread + commission + glissement ≤ 10–15 % de R.

  • Preuves : 50–100 trades valides, E ≥ 0, discipline ≥ 80–85 % ; idéal 100–200 trades avec E ≥ 0,15 R et max DD ≤ 10 R.

  • Journal : captures avant/après, post‑mortems, règles d’abstention (news/liquidité).

8) Plan 90 jours (route prop réaliste)

Sem. 1–2 — Cadrage & outils

  • Choisir 1 marché + 1 horizon ; écrire le playbook (entrées, invalidation, objectifs, time‑stops).

  • Fixer R, limites jour/semaine, protocole news/liquidité.

Sem. 3–6 — Preuve de méthode

  • Backtests avec frictions ; paper → micro‑réel ; 3–6 décisions/fenêtre ; ordres bracket.

  • Objectifs : coûts ≤ 15 % de R, respect du plan ≥ 80 %.

Sem. 7–10 — Série & métriques

  • Viser 30–50 trades ; calcul E, PF, max DD, coûts ; retirer les contextes perdants.

Sem. 11–12 — Dossier prop

  • Synthèse chartbook, journal horodaté, métriques, note de process.

  • Ciblage des firmes (institutionnelles vs “grand public”) selon votre profil et vos preuves.

9) Prop comme alternative de carrière : le verdict nuancé

  • Oui, si vous parlez d’une prop institutionnelle : c’est un métier à part entière, proche de la banque côté discipline, risque, exécution, P&L net.

  • Oui, mais pour la prop “grand public” : utile pour apprendre et tester votre méthode à petite taille, avec lucidité sur la réplicabilité et la stabilité du cadre.

  • Non, si vous cherchez une reconnaissance employeur immédiate ou une formation interne structurée : la banque/asset manager reste la voie classique.

10) La signature EMT – Financial School

Nous ne vous vendons pas une étiquette : nous vous rendons opérationnel.

  • Risk‑First sans compromis (R, stops, limites, corrélations, coûts).

  • Playbooks if/then, fichiers de sizing, check‑lists, journaux et revues hebdomadaires.

  • Parcours pour route institutionnelle (tests, cas, mock interviews) et pour route prop (dossier métriques, chartbook, préparation contrat/process).

  • Gates 50/100/200 trades pour décider quand (et si) monter en taille — pas de promesses, des preuves.

Conclusion

Les prop firms peuvent être une véritable alternative au métier de trader… si vous choisissez la bonne catégorie (prop institutionnelle) et si votre process tient la route : P&L net réplicable, risque maîtrisé, coûts sous contrôle, discipline et preuves. Les modèles “grand public” peuvent servir d’atelier — pas de raccourci.

C’est exactement l’approche d’EMT – Financial School : transformer une envie en système professionnel et vous orienter vers la voie (banque, hedge, prop, indépendant) qui correspond à vos preuves.

Check‑list “Prop, mais en pro” (à imprimer)

  • Capital & exécution réels (ou simulation réplicable documentée)

  • R = 0,25–1 %, −3 R/jour, −8 à −10 R/semaine, corrélations ≤ 2 %

  • Coûts ≤ 10–15 % de R ; fenêtres liquides ; ordres bracket

  • 50–100 trades valides (journal, captures, post‑mortems)

  • E ≥ 0,15 R, max DD ≤ 10 R, discipline ≥ 80–85 % avant scaling

  • Contrat clair (payouts, règles stables, résiliation, traçabilité)

Mentions pédagogiques : le trading comporte un risque de perte en capital, en particulier sur les produits à effet de levier. Ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement, ni une analyse juridique des contrats de prop.

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