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Faut-il quitter son travail pour devenir trader indépendant ?

19 novembre 2025 par
Faut-il quitter son travail pour devenir trader indépendant ?
Maxence
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Faut‑il quitter son travail pour devenir trader indépendant ?

Cadre de décision chiffré, feuille de route et alternatives réalistes

EMT – Financial School | Centre de formation d’excellence en finance de marché & trading

Résumé en 30 secondes

Réponse honnête : dans la plupart des cas, pas tout de suite. Quitter son emploi n’a de sens que si vous avez :

  1. un track‑record rentable en réel (≥ 6–12 mois, plusieurs centaines de trades),

  2. un capital suffisant et une piste de sécurité (runway 6–12 mois de dépenses hors compte de trading),

  3. une politique de retraits (payout) qui protège le capital,

  4. une discipline de risque irréprochable (0,25–1 % par trade, limites de drawdown),

  5. un plan B clair (sabbatical, activité complémentaire, capital externe).

    Le trading “à plein temps” est un métier, pas une échappatoire.

1) De quoi parle‑t‑on vraiment ? Vivre du trading = gérer une entreprise

Être trader indépendant, c’est :

  • revenus irréguliers (mois négatifs possibles) ;

  • charges (données, plateforme, commissions, matériel), impôts et absence d’avantages sociaux de salarié ;

  • routine professionnelle (plan, exécution, journal, revues).

    La question n’est donc pas “puis‑je gagner ?”, mais “puis‑je gagner de façon répétable et soutenable en me payant sans tuer mon capital ?”.

2) Le test des chiffres : combien de capital pour se payer ?

Formule d’ordre de grandeur

Capital ≈ Revenu mensuel visé / (rendement mensuel net × taux de distribution)

  • Rendement mensuel net (r) : moyenne réaliste de votre stratégie (après frais), ex. 1–3 %/mois.

  • Taux de distribution (d) : part des profits que vous retirez (30–50 % couramment) ; le reste renforce le compte et amortit les pertes.

Exemples (illustratifs, non prescriptifs)

Revenu net visér = 1 %/mois, d = 50 %r = 2 %/mois, d = 50 %r = 3 %/mois, d = 40 %
1 800 € / mois360 000 €180 000 €150 000 €
2 500 € / mois500 000 €250 000 €208 333 €
3 000 € / mois600 000 €300 000 €250 000 €

Lire la table : plus vos hypothèses sont prudentes, plus le capital requis est élevé — c’est sain. Viser 4–5 %/mois tous les mois est agressif et rarement durable.

Runway indispensable : mettez 6–12 mois de dépenses de vie sur un compte séparé (non exposé au marché).

Politique de retraits : ne retirez pas sous le plus haut historique du compte (high‑water mark).

3) Les 5 voyants verts avant d’envisager de démissionner

  1. Rentabilité prouvée en réel : ≥ 200–500 trades, espérance positive après coûts, max drawdown compatible (ex. < 10–15 % selon profil).

  2. Risque maîtrisé : 0,25–1 % par trade, plafonds journaliers/hebdo, réduction automatique de taille après séries de pertes.

  3. Processus stable : mêmes règles respectées, journaux complets, statistiques par setup.

  4. Capital & runway : table ci‑dessus + 6–12 mois de dépenses sécurisés.

  5. Cadre opérationnel : courtier, frais compétitifs, instruments liquides, horaires et routines cadrées.

Voyants orange/rouges : résultats surtout en démo, levier utilisé pour “compenser” un petit compte, overtrading, retrait d’argent pour vivre alors que le compte est en drawdown.

4) Trois routes réalistes (du plus prudent au plus engagé)

A) Conserver l’emploi + trading swing (recommandé au départ)

  • 30–60 min par jour + revue hebdo.

  • Coûts relatifs faibles, stress contenu, statistiques plus stables.

  • Objectif : bâtir un track‑record et une méthode.

B) Mi‑temps / Sabbatical 6–12 mois (après preuve de rentabilité)

  • Fenêtres intraday testées, montée de taille progressive.

  • Piste de sécurité déjà constituée.

  • Bilan trimestriel : respecter ou réduire le risque.

C) Plein temps (seulement si tout est au vert)

  • Payout formalisé (30–50 % des profits, mensuel ou trimestriel),

  • Pas de retrait sous HWM,

  • Indicateurs de gouvernance : drawdown max, pertes journalières, pause automatique au‑delà d’un seuil.

5) Étude de cas (pédagogique)

Objectif : 2 200 €/mois nets pour vivre.

  • Stratégie : 2 %/mois nets en moyenne (avec mois négatifs).

  • Distribution : 40 % des profits.

  • Capital estimatif : 2 200 / (0,02 × 0,40) = 275 000 €.

  • Runway : 12 × 2 200 = 26 400 € séparés.

  • Risque : 0,5 % par trade ; 2–4 positions max, corrélations contrôlées.

  • Règle : pas de retraits sous HWM ; pause si drawdown > 8–10 %.

    Lecture : soutenable si la méthode est prouvée. Avec 40–80 k€ de capital, l’indépendance est précoce : privilégier mi‑temps + swing.

6) Check‑list “prêt à sauter ?”

Cochez oui honnêtement :

  • J’ai ≥ 12 mois de résultats en réel et documentés.

  • Mon edge (espérance > 0) tient sur plusieurs régimes de marché.

  • J’accepte financièrement et mentalement mon max drawdown.

  • J’ai une piste de 6–12 mois de dépenses hors compte de trading.

  • Mes coûts (commissions, spreads, financement) ≤ 10–15 % de R par trade.

  • J’applique mes règles (limites, pauses, réductions de taille) sans dérogation.

  • Ma politique de retraits est écrite et respectée.

    Des “non” ? Travaillez vos fondamentaux avant d’envisager la démission.

7) Alternatives intelligentes à la démission immédiate

  • Swing trading + emploi : le meilleur rapport stabilité/temps pour beaucoup de profils.

  • Temps partiel : libère des fenêtres intraday sans brûler le pont.

  • Capital externe (prop trading / mandats) : envisageable après track‑record solide ; lisez attentivement les règles (drawdown, frais).

  • Complément de revenus (enseignement, data, dev outils) : sécurise votre trésorerie au début.

8) Plan opérationnel “J‑90 → J‑0” (avant de quitter)

  • J‑90 : audit complet des stats (espérance en R, profit factor, % gagnants, max DD), tests de stress.

  • J‑75 : budgéter runway 12 mois ; solder dettes à taux élevé.

  • J‑60 : finaliser courtier, data, matériel, sauvegardes ; procédures anti‑panne.

  • J‑45 : écrire la payout policy, limites journalières/hebdo, règles de pause.

  • J‑30 : simulation “semaine type”, checklists, playbook de setups.

  • J‑15 : test “semi‑plein‑temps” (horaires identiques), revue, corrections.

  • J‑0 : démarrer à taille modeste, revue hebdo obligatoire.

9) Rappels de risk management (non négociables)

  • R par trade = 0,25–1 % du capital ; coûts ≤ 10–15 % de R.

  • Corrélations : 3 positions très corrélées = un seul pari trop gros.

  • Règles de tirage : pause si −3R/jour, −8–10R/semaine (exemples), réduction de taille automatique.

  • “Pas de héros en drawdown” : priorité au capital sur l’ego.

10) La signature EMT – Financial School : passer du rêve au plan

Nous aidons nos étudiants à décider avec méthode :

  • Audit de stratégie et d’espérance (après coûts),

  • Plan capital & revenus (payout, runway, scénarios),

  • Gouvernance du risque (limites, pauses, protocoles),

  • Ateliers d’exécution (day/swing) et journaux de performance,

  • Feuille de route personnalisée (progression, paliers, critères “go/no‑go”).

Objectif : transformer l’envie d’indépendance en projet soutenable, sans pari hasardeux.

Conclusion

Oui, on peut devenir trader indépendant — mais la démission n’est rationnelle que si votre processus est rentable, votre capitalisation et votre runway sont prêts, et votre discipline est démontrée. Dans tous les autres cas, gardez votre emploi, bâtissez votre track‑record, puis avancez par paliers.

Avec EMT – Financial School, vous remplacez le “saut de la foi” par un plan professionnel.

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