Comment fonctionnent les graphiques de trading ?
Le guide clair d’EMT – Financial School : lire, comparer, décider (sans s’égarer)
Résumé en 30 secondes
Un graphique de trading n’est pas une boule de cristal : c’est une compression d’informations (prix, temps, volume) qui vous aide à prendre des décisions répétables.
Les briques de base : échelle (linéaire vs log), unité de temps (tick → mensuel), type de bougie (ligne, OHLC, chandeliers…).
Les couches utiles : volumes, moyennes mobiles/VWAP, volatilité (ATR), quelques oscillateurs (RSI/MACD).
La méthode pro : lire le contexte (tendance, niveaux), poser un scénario if/then, calibrer R (risque par trade), fixer stop/objectif et mesurer.
Chez EMT, on fait des graphiques un outil de décision — pas une galerie d’indicateurs.
1) L’anatomie d’un graphique (ce qu’il faut voir en premier)
Axes
Axe X : le temps (ou des “pas” non temporels : ticks, range, Renko).
Axe Y : le prix.
Échelle
Linéaire : chaque unité vaut le même euros/ticks (intraday, swings courts).
Logarithmique : chaque unité vaut le même % (multi‑annuel, fortes variations).
Unité de temps (timeframe)
Intraday : 1/5/15/30/60 min (vitesse ↑, bruit ↑, coûts ↑).
EOD / swing : Journalier/hebdo/mensuel (plus clair, moins d’overtrading).
Session
Actions : pré‑market / cash / post‑market → gaps possibles.
FX : 24/5, pics de liquidité à l’ouverture Londres et l’overlap Londres–New York.
Prix représenté
OHLC = Ouverture, Haut, Bas, Cloture. Les chandeliers encodent ces 4 infos.
2) Les types de graphiques (forces & limites)
| Type | À quoi ça sert | Atouts | Limites |
|---|---|---|---|
| Ligne (clôture) | Vision macro propre | Lisible, idéal pr. présentation | Cache les mèches/volatilité intra‑barre |
| OHLC / Barres | Lecture technique classique | Détail précis (O‑H‑L‑C) | Moins intuitif visuellement que les chandeliers |
| Chandeliers | Lecture rapide du flux | Corps/mèches → patterns clairs | Esthétiques… donc parfois “projectifs” |
| Heikin‑Ashi | Lisser la tendance | Réduit le bruit, filtre | Ce ne sont pas des prix “tradables” (utiliser l’OHLC pour vos ordres) |
| Renko / Range / P&F | Filtrer le temps | Focalise sur l’amplitude | Le temps disparaît : attention aux tests |
Formules Heikin‑Ashi (pour comprendre le lissage)
HA‑Close = (O+H+B+C)/4 ; HA‑Open = (HA‑Open₋₁ + HA‑Close₋₁)/2 ;
HA‑High = max(H, HA‑Open, HA‑Close) ; HA‑Low = min(B, HA‑Open, HA‑Close).
Rappel : on lit la tendance avec Heikin‑Ashi, on exécute au prix OHLC.
3) Les couches qui comptent (sans surcharger)
A) Volume
Confirme (ou non) un mouvement. Hausse de prix + volume ↑ → validation plus robuste.
B) Moyennes mobiles (MA)
MA20/50 : rythme de court/moyen terme, zones de pullback probables.
Bollinger : MA20 ± 2 écarts‑types → pression/expansion de volatilité.
C) VWAP (intraday)
Prix moyen pondéré par le volume depuis l’ouverture (ou anchored sur un événement). Borne dynamique pour flux de la séance.
D) Volatilité – ATR(14)
Dit où placer vos stops/targets par rapport au “bruit” normal.
E) Oscillateurs (RSI/MACD)
À utiliser en second regard (confirmation/contexte), jamais en “bouton d’achat/vente”.
Règle EMT “3 + 1” : Prix (chandeliers) + Volume + MA/VWAP + ATR. Le reste est optionnel.
4) Lire un graphique “comme un pro” : la grammaire minimale
Structure de tendance :
Hausse : HH/HL (plus hauts/plus bas croissants).
Baisse : LH/LL (plus hauts/plus bas décroissants).
Niveaux :
Supports/Résistances = zones où l’offre/la demande réagit.
Breakout crédible = sortie d’une zone + volume + clôture au‑dessus/dessous.
Consolidations : triangles, drapeaux, ranges → énergie stockée.
Gaps : information de flux (actions) ; travailler la validation (comblement/continuation).
Multiples timeframes :
Top‑down : Hebdo → Journalier → Intraday (si besoin).
La tendance se définit en haut, l’exécution se règle en bas.
5) Du graphique au trade : le protocole EMT (6 étapes)
Contexte : tendance (HH/HL ? LH/LL ?), zone, volatilité (ATR), calendrier.
Hypothèse : “Si la consolidation casse au‑dessus de X avec volume…”.
Point d’entrée : niveau précis (cassure/retest/pullback MA20/50).
Invalidation (stop) : sous le bas pertinent ou k‑ATR sous le niveau.
Objectif : ratio R:R cohérent (ex. 1,5–3 R) et/ou time‑stop.
Taille de position (sizing) :
Qteˊ=R (euros)Entreˊe−Stop\text{Qté} = \frac{\textbf{R (euros)}}{\text{Entrée} - \text{Stop}}Qteˊ=Entreˊe−StopR (euros)
avec R = 0,25–1 % du capital. Coûts (spread+commission+glissement) ≤ 10–15 % de R.
6) Les erreurs de lecture à éviter (et quoi faire à la place)
Trop d’indicateurs → paralysis by analysis.
→ Limiter à 3 + 1 (Prix/Volume/MA ou VWAP/ATR).
Tracer après coup (lignes qui collent toujours).
→ Écrire les règles if/then avant le signal.
Changer d’unité de temps pour “avoir raison”.
→ Plan fixe : un cadre par setup (ex. signal daily, entrée M30).
Ignorer les coûts (surtout intraday).
→ Écarter les actifs illiquides ; mesurer coûts en % de R.
Prendre Heikin‑Ashi pour du prix.
→ Entrées/Stops sur OHLC, Heikin‑Ashi pour le contexte.
Confondre trading et décoration.
→ Chaque trait sur le chart doit servir une décision.
7) Trois setups visuels simples (pour démarrer propre)
Breakout de consolidation (Daily)
Contexte : tendance haussière, range étroit.
Signal : clôture au‑dessus du range + volume.
Stop : sous le bas du range (ou 1×ATR).
Objectif : 2–3 R ou MA50.
Pullback MA20/50 (Daily ou H1)
Contexte : tendance nette, retour sur la MA.
Signal : bougie de rejet sur la MA.
Stop : sous le plus bas du pullback.
Objectif : 1,5–2 R ou sommet récent.
ORB – Opening Range Breakout (Intraday)
Contexte : séance active.
Signal : cassure du range des 30 premières minutes.
Stop : de l’autre côté du range.
Objectif : 1,5–2 R ; VWAP en borne intermédiaire.
8) Routine 90 minutes “lecture → décision”
15 min – Pré‑marché : niveaux clés, calendrier, if/then écrit, estimation des coûts (spread, volatilité).
60 min – Fenêtre d’exécution : 3–5 décisions max, ordres bracket (entrée/stop/limite).
15 min – Post‑mortem : capture des graphiques, respect des règles (oui/non), mise à jour journal & E.
9) La signature EMT – Financial School
Nous transformons la “lecture de graphes” en processus :
Templates de graphiques (EOD & intraday) épurés et standardisés,
Playbooks visuels (exemples annotés), fichiers de sizing, check‑lists,
Ateliers sur données réelles (volatilité, VWAP, microstructure),
Revues de journaux/graphes pour ancrer des décisions mesurables.
Conclusion
Un graphique bien utilisé réduit l’incertitude : il organise le chaos en règles et en probabilités. Le secret n’est pas d’ajouter des couches, mais de clarifier vos décisions : si X alors j’entre ; si Y, je sors ; sinon, je m’abstiens.
Avec le cadre risk‑first d’EMT, vos graphes cessent d’être des images — ils deviennent un langage d’exécution.
Check‑list imprimable “Mon chart pro”
Échelle adaptée (log pr. % long terme, linéaire pr. intraday)
Timeframes : Contexte (Héb/Jour) → Exécution (H1/M30)
3 + 1 : Prix/Volume/MA‑ou‑VWAP/ATR — rien de superflu
Niveaux & scénarios if/then écrits
Stop sous un bas technique ou k×ATR ; Objectif en R
Coûts mesurés (≤ 10–15 % de R)
Journal avec captures & “respect des règles” (oui/non)
Mentions pédagogiques : Ce contenu est éducatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Le trading comporte un risque de perte en capital, surtout sur produits à effet de levier.
